États-Unis : Donald Trump accusé d’agression sexuelle par Amy Dorris, une ancienne mannequin


Son histoire remonte à plus de vingt ans mais Amy Dorris a bien l’intention de se faire entendre. Ancienne mannequin, elle affirme avoir été agressée sexuellement par Donald Trump. Elle explique que les faits se sont produits lors du tournoi de tennis de l’US Open à New-York, le 5 septembre 1997, et montre des photos sur lesquelles elle apparaît au côté de l’actuel président des Etats-Unis.

Dans une interview exclusive pour le Guardian, la victime présumée raconte qu’elle était âgée de 24 ans lorsque Donald Trump a enfoncé sa langue dans sa gorge. «Mais je l’ai poussé avec mes dents. Je le poussais. Et je pense que j’aurais pu lui blesser la langue», ajoute-t-elle. Selon elle, il l’aurait maintenue serrée contre lui pour l’empêcher de se dégager, tandis que ses mains étaient «partout sur [ses] fesses, [ses] seins, [son] dos, tout».

Au Guardian, Amy Dorris a fourni des preuves de sa rencontre avec Donald Trump, notamment son billet pour l’US Open ainsi que six photos sur lesquelles ils apparaissent tous les deux.

Elle aurait passé plusieurs jours avec l’actuel président des Etats-Unis en septembre 1997, lors d’un long week-end à New-York organisé par Jason Binn, son petit ami de l’époque. Ce dernier, fondateur de plusieurs magazines de mode et de luxe, était un ami de Donald Trump.

Le 5 septembre 1997, jour de l’agression présumée, le couple aurait rejoint le magnat de l’immobilier dans son bureau de la Trump Tower à Midtown Manhattan, avant de se rendre ensemble à l’US Open, dans le Queens.

« Je me suis sentie violée »

Donald Trump s’en serait pris à Amy Dorris dans sa loge privée, une suite de luxe dans laquelle il avait convié d’autres amis. La plaignante raconte s’être rendue à la salle de bains, cachée derrière une cloison la rendant invisible pour le reste des convives.

«Je me souviens d’y être allée pour humidifier ma lentille de contact», indique-t-elle. Donald Trump l’aurait agressée à sa sortie de la pièce. Elle assure avoir dit «non, s’il vous plaît, arrêtez» mais, selon elle, le futur président des Etats-Unis «s’en fichait».

«Je me suis sentie violée», lâche l’ancienne mannequin qui ajoute que son agresseur présumé a continué à lui faire des avances ensuite, sans s’en prendre à elle physiquement. Accompagnée de son petit ami, elle a continué a fréquenter Donald Trump pendant plusieurs jours, rencontrant de nombreuses célébrités telles que Leonardo DiCaprio, Puff Daddy ou Lenny Kravitz.

Son récit est corroboré par certaines personnes à qui elle affirme s’être confiée à la suite de l’agression présumée, notamment des amis et sa propre mère. Les années suivantes, elle aurait également parlé de cet événement à un thérapeute.

Aujourd’hui âgée de 48 ans, elle indique avoir hésité à rendre les faits publics en 2016, lorsque plusieurs autres femmes ont porté des accusations similaires envers le président des Etats-Unis. Elle a finalement renoncé, de peur de nuire à sa famille. Mère de deux adolescentes, elle dit aujourd’hui «vouloir qu’elles sachent qu’il ne faut laisser personne vous faire quelque chose que vous ne voulez pas».

Par l’intermédiaire de ses avocats, Donald Trump a fermement nié les faits qu’Amy Dorris lui reproche. A l’époque il était âgé de 51 ans et marié à sa deuxième épouse, Marla Maples.

Selon la défense du président américain, Jason Binn dit ne pas se souvenir qu’Amy Dorris lui ait fait part d’un comportement inapproprié de Donald Trump. Elle même n’est pas certaine d’avoir évoqué l’agression avec son petit ami de l’époque, elle se souvient seulement lui avoir demandé de tenir son agresseur présumé à distance.

Les avocats de Donald Trump considèrent qu’il est incohérent que la plaignante ait passé plusieurs jours avec leur client si ce dernier l’avait agressée. «J’étais venue de la Floride et j’étais avec Jason, justifie Amy Dorris. Je n’avais pas d’argent, nulle part où aller».

Ils soulignent également que le témoignage de la victime présumée intervient très peu de temps avant l’élection présidentielle américaine. La défense du candidat Trump soupçonne ainsi des motivations d’ordre politique.

Amy Dorris nie. Elle estime que sa démarche est «cathartique» et se dit «fatiguée d’être silencieuse». «J’en ai marre qu’il s’en tire avec ça», lance-t-elle, faisant référence aux précédentes accusations d’agressions sexuelles qui ont visé Donald Trump. «Je veux que les gens sachent qui il est, c’est notre président. C’est le genre de chose qu’il fait et c’est inacceptable».

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