Côte d’Ivoire : lancement de la campagne électorale s’ouvre


En Côte d’Ivoire, la campagne électorale en vue de la présidentielle du 31 octobre a débuté jeudi dans un contexte tendu. L’opposition fustige la candidature du président sortant, Alassane Ouattara, rendue possible par l’approbation du Conseil constitutionnel. Une situation dénoncée par les opposants. 

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La campagne électorale pour la présidentielle du 31 octobre en Côte d’Ivoire s’ouvre jeudi. Le président sortant, Alassane Ouattara, brigue un troisième mandat controversé. Il fait face à une opposition qui a appelé à la « désobéissance civile » et qui laisse planer le doute sur un boycott du scrutin dans un contexte tendu, émaillé de violences.

De nombreux observateurs redoutent une crise pré-électorale ou post-électorale, dix ans après celle de 2010-2011 qui avait fait 3 000 morts et plongé le pays dans le chaos. 

« On ne change pas une équipe qui gagne. Tous pour le Un-coup KO [victoire au 1er tour] pour ADO » [Alassane Dramane Ouattara], était-il inscrit sur une banderole lors de l’investiture du président par son parti en août. 

« Toute l’opposition ivoirienne dit NON, NON, NON ! [au troisième mandat] », pouvait-on lire d’un autre côté sur le podium du stade.

Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan pour le premier grand meeting commun de l’opposition qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes samedi. 

Quatre candidats seulement sont en lice. Alassane Ouattara, 78 ans, l’ancien président Henri Konan Bédié, 86 ans, ainsi que deux outsiders, Pascal Affi N’Guessan [ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo] et l’ancien député Kouadio Konan Bertin.

Quarante candidatures refusées

Le Conseil constitutionnel ivoirien a en effet rejeté 40 des 44 candidatures, dont celles de deux figures de la politique ivoirienne, l’ancien président Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle en Belgique après son acquittement en première instance par la Cour pénale internationale, et Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion des années 2000 et ex-Premier ministre, qui vit en France pour échapper aux poursuites judiciaires lancées contre lui en Côte d’Ivoire.

L’opposition crie à la « forfaiture » contre la candidature d’Alassane Ouattara. 

Élu en 2010, réélu en 2015, Alassane Ouattara avait annoncé en mars qu’il renonçait à briguer un troisième mandat, avant de changer d’avis en août, après le décès de son dauphin désigné, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

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