France : Quatre-vingt-huit détenus testés positifs au Covid-19 en prison


La direction de l’administration pénitentiaire prévoit de nouvelles mesures graduées et ciblées pour ralentir les contaminations dans les prisons.

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Quatre-vingt-huit détenus au total sont actuellement positifs au Covid-19 en France, dont 41 dans le seul établissement de Fresnes (Val-de-Marne), et 188 agents pénitentiaires sont également contaminés, a appris l’AFP ce jeudi auprès de la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP).

Le nombre de détenus positifs au Covid-19 a doublé
Ce bilan national hebdomadaire, daté de lundi, montre un doublement du nombre de détenus testés positifs. Ils étaient 47 lors du précédent bilan, le 5 octobre. Cela porte à 532 le nombre de prisonniers testés positifs depuis le début de l’épidémie, sur environ 60.000 détenus, répartis dans 188 établissements pénitentiaires, selon les chiffres de l’administration pénitentiaire. Un seul détenu, un homme de 74 ans qui était incarcéré à Fresnes (Val-de-Marne), est décédé mi-mars.

Dans cet établissement pénitentiaire, 41 détenus – sur un total de 1.725 prisonniers – ont été testés positifs lors d’une campagne de dépistage réalisée les 8 et 9 octobre, selon la DAP. A la suite de ce premier dépistage, 487 détenus d’une même division ont été confinées afin de les isoler du reste de la détention, a précisé la DAP.

Concernant le personnel pénitentiaire, 905 agents sur les 41.000 en France ont été testés positifs depuis le début de l’épidémie, dont 188 sont actuellement contaminés.

En raison de l’évolution sanitaire et du placement de plusieurs territoires en zone d’alerte maximale, une nouvelle doctrine a été diffusée mercredi aux établissements pénitentiaires. La DAP prévoit une stratégie graduée et ciblée, en lien avec les autorités sanitaires, explique-t-on à la Direction de l’administration pénitentiaire. Les nouvelles mesures sont déclinées selon quatre situations: si l’établissement est situé en zone verte, en zone rouge ou en zone d’alerte maximale sans être un cluster, ou s’il est un cluster.

Dans les prisons situées en zone d’alerte maximale et dans celles où un cluster (soit à partir de trois cas) a été détecté, le port du masque est généralisé pour les détenus dès la sortie de la cellule. Les activités collectives peuvent également être limitées ou suspendues, mais les parloirs restent maintenus. Une généralisation du port du masque peut également être décidée dans les établissements situés en zone d’alerte ou d’alerte renforcée, après discussions avec les autorités sanitaires, selon la DAP.

Le port du masque était déjà obligatoire pour tous les détenus dès lors qu’ils étaient en contact avec des intervenants extérieurs ou lors d’extractions judiciaires ou médicales. Pour renforcer cet « anneau sanitaire », le port du masque devient systématique pendant quatorze jours pour les nouveaux arrivants (isolés et testés après sept jours), mais aussi au retour de permissions de sortie et d’unités de vie familiale.

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